L’Assemblée nationale a adopté, ce mercredi, la proposition de loi organique relative à l’organisation d’un référendum en République démocratique du Congo. Ce texte, examiné dans un climat politique particulièrement tendu, suscite déjà de vives réactions au sein de la classe politique congolaise.
En signe de protestation, les députés du groupe d’opposition Ensemble pour la République ont quitté la salle plénière avant la fin des débats. Ces derniers dénoncent ce qu’ils considèrent comme une tentative déguisée de remise en cause de l’article 220 de la Constitution.
Pour l’opposition, cette initiative pourrait ouvrir la voie à une révision constitutionnelle touchant notamment aux dispositions jugées « verrouillées », parmi lesquelles la durée et le nombre des mandats du président de la République.
De leur côté, les partisans du texte soutiennent qu’il s’agit simplement de doter le pays d’un cadre légal clair pour l’organisation des référendums, conformément aux mécanismes prévus par la Constitution.
Ce débat relance une nouvelle fois les tensions autour de la question constitutionnelle en RDC, un sujet particulièrement sensible dans le paysage politique national.

