L’opposant congolais Moïse Katumbi a pris une position tranchée sur le débat autour d’un éventuel changement de la Constitution en République démocratique du Congo. Dans une déclaration sans équivoque, il a défendu le maintien de l’ordre constitutionnel actuel, qu’il juge satisfaisant pour garantir l’alternance démocratique.
Selon lui, la Constitution en vigueur offre déjà un cadre clair : exercer un mandat de cinq ou dix ans, puis céder la place. Il a insisté sur le fait qu’il existe une vie après la politique, appelant ainsi au respect des principes démocratiques et à la limitation du pouvoir dans le temps.
Dans un ton particulièrement ferme, Moïse Katumbi a averti que toute tentative de modification de la Constitution pourrait être perçue comme une menace pour la stabilité nationale. Il estime que les promoteurs d’un tel projet « porteront la responsabilité » des conséquences, allant jusqu’à évoquer des risques de division du pays.
Par ailleurs, l’ancien gouverneur du Katanga a recentré le débat sur ce qu’il considère comme les véritables priorités du pays : la paix, l’amélioration des conditions sociales et le développement des infrastructures. Pour lui, ce ne sont pas les textes fondamentaux qui posent problème aujourd’hui, mais plutôt leur mise en œuvre et la réponse aux besoins urgents de la population.
À travers cette sortie, Moïse Katumbi réaffirme sa ligne politique : défendre l’intégrité des institutions et s’opposer à toute réforme constitutionnelle qu’il juge inopportune dans le contexte actuel.


