Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a rejeté les critiques présentant la suspension de certaines activités académiques dans des établissements publics de Goma et Bukavu comme un sacrifice de l’avenir des étudiants. Il estime, au contraire, que cette mesure vise à protéger les parcours académiques et les diplômes des étudiants concernés.
Selon Patrick Muyaya, la décision gouvernementale est ciblée et limitée à onze établissements publics expressément désignés. Elle prévoit également des mécanismes de continuité académique afin d’assurer la transition entre deux années académiques.
Le ministre précise qu’il ne s’agit ni d’une fermeture générale des établissements d’enseignement supérieur au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, ni d’un abandon des étudiants.
« Non, le Gouvernement ne sacrifie pas l’avenir des étudiants de Goma et Bukavu, au contraire il le protège ! », a déclaré Patrick Muyaya.
Pour le porte-parole du gouvernement, cette mesure doit notamment permettre de préserver les acquis académiques régulièrement obtenus, garantir la régularité des cursus et maintenir la valeur des diplômes délivrés par les institutions concernées.
Patrick Muyaya estime par ailleurs que le fonctionnement des établissements publics congolais ne peut être soumis à des influences extérieures. Il dénonce à ce sujet ce qu’il présente comme une ingérence du Rwanda et du M23 dans le fonctionnement des institutions publiques congolaises.
« Les universités ne peuvent pas faire partie du butin de guerre à partager par ceux qui ne sont dictés que par la volonté du pillage et du vol », a-t-il affirmé.
Le porte-parole du gouvernement rappelle enfin que la régulation du secteur public, y compris dans le domaine de l’enseignement supérieur, relève de la responsabilité de l’État congolais.
Pour le gouvernement, l’objectif affiché reste ainsi de préserver la continuité et la crédibilité du système universitaire, tout en évitant que la situation sécuritaire dans l’Est du pays ne compromette durablement l’avenir académique de milliers de jeunes.
« Nous ne compromettrons pas l’avenir de notre jeunesse », a conclu Patrick Muyaya.


