À l’occasion d’une matinée politique organisée ce samedi 23 mai 2026 à Kinshasa devant sa base, le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, surnommé « Tanda », s’est longuement exprimé sur plusieurs sujets majeurs de l’actualité nationale, notamment la réforme constitutionnelle, les enjeux électoraux et la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Prenant la parole au nom du patriarche Christophe Mboso Nkodia Puanga, le ministre a livré un discours axé sur l’avenir institutionnel et la stabilité du pays, tout en réaffirmant son soutien au Président de la République, Félix Tshisekedi.
Abordant la question de la Constitution, Samuel Mbemba a développé le concept qu’il qualifie de « consensus différé ». Selon lui, le débat sur la réforme constitutionnelle ne constitue pas une nouveauté dans la sphère politique congolaise, rappelant que plusieurs acteurs politiques ont, à différentes époques, plaidé soit pour une révision, soit pour un changement de la loi fondamentale.
D’après le ministre des Droits humains, les divergences observées aujourd’hui concernent davantage le timing du débat que le principe même d’une réforme constitutionnelle. Il a soutenu que plusieurs démocraties à travers le monde, notamment France, ont déjà procédé à des réformes institutionnelles profondes afin d’adapter leurs Constitutions aux réalités politiques et sociales de leur époque.
Dans cette logique, Samuel Mbemba estime que la République démocratique du Congo devrait également s’engager dans une dynamique de refondation institutionnelle afin de se doter, selon ses termes, « d’une Constitution du peuple et du développement », en remplacement de ce qu’il a appelé « la Constitution des belligérants ».
Le ministre s’est également prononcé sur la situation sécuritaire dans l’Est du pays ainsi que sur la question électorale. Il a averti qu’organiser des élections sans la participation des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu reviendrait, selon lui, à entériner une forme de balkanisation de la RDC.
Face à cette situation, Samuel Mbemba a appelé les Congolais à soutenir les Forces armées de la République démocratique du Congo ainsi que les combattants Wazalendo engagés sur le front contre les rebelles de l’AFC/M23, qu’il a qualifiés de supplétifs du Rwanda.
Clôturant son intervention, le ministre des Droits humains a salué le leadership du Président Félix Tshisekedi dans la gestion de la crise sécuritaire à l’Est du pays. Selon lui, le chef de l’État mène des actions diplomatiques et militaires visant à restaurer durablement la paix et à préserver l’intégrité territoriale de la RDC, condition indispensable au développement du pays.


