À l’occasion du Sommet Africa Forward tenu les 11 et 12 mai 2026 à Nairobi, au Kenya, la République démocratique du Congo a plaidé pour une réforme profonde du Conseil de sécurité des Nations Unies, appelant à une gouvernance mondiale plus équitable et représentative des réalités actuelles.
Prenant part à la session plénière de haut niveau consacrée aux questions de paix et de sécurité en Afrique, la délégation congolaise a dénoncé les limites du système international actuel, estimant que le Conseil de sécurité de l’ONU demeure marqué par une « gouvernance d’héritage » issue de l’après-guerre, au détriment d’une véritable gouvernance d’équité.
Selon la Présidence congolaise, la RDC considère que la réforme du Conseil de sécurité « n’est pas une faveur faite à l’Afrique, mais une condition essentielle à la survie de la légitimité internationale ». Kinshasa a ainsi réaffirmé la nécessité d’accorder au continent africain une représentation plus juste au sein des instances décisionnelles mondiales.
Dans son intervention, la RDC a également insisté sur l’urgence d’une refondation de la gouvernance mondiale à travers l’affirmation d’un multilatéralisme plus juste, équilibré et efficace. « Le multilatéralisme ne peut plus être un vestige du passé, mais doit devenir le reflet du présent », a souligné la source présidentielle.
Ce plaidoyer s’inscrit dans un contexte international marqué par de profondes mutations géopolitiques, où plusieurs États africains réclament une réforme des institutions internationales afin de mieux prendre en compte les intérêts et les aspirations des pays du Sud.
Pour marquer la participation de la RDC à cette importante rencontre internationale, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a laissé un message dans le livre d’or mis à la disposition des chefs d’État et des délégations présentes au sommet.


