Le parti présidentiel Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/Tshisekedi) a officiellement annoncé la création d’une nouvelle plateforme politique baptisée Coalition des Congolais pour le Changement de la Constitution (C4), destinée à mobiliser les citoyens autour du projet de réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo.
L’annonce a été faite par Augustin Kabuya Tshilumba, secrétaire général et président intérimaire du parti, à travers un communiqué rendu public ce mardi. Selon lui, cette initiative s’inscrit dans la continuité de la vision politique de Étienne Tshisekedi wa Mulumba, dont l’UDPS se considère comme le principal héritier politique.
Dans sa communication, le parti affirme que la Constitution actuellement en vigueur aurait été « rédigée par les belligérants », une critique régulièrement formulée par certains cadres de l’UDPS depuis plusieurs années. À travers la plateforme C4, le parti entend ainsi fédérer les forces favorables à une réforme profonde de la loi fondamentale.
Le chiffre « 4 » dans l’appellation C4 fait référence aux quatre grandes aires linguistiques de la RDC, symbolisant selon les initiateurs la volonté d’assurer une représentation nationale et inclusive dans cette démarche politique.
D’après les responsables de cette nouvelle coalition, la plateforme réunira plusieurs composantes de la société congolaise, notamment des partis politiques, des organisations de la société civile, des mouvements associatifs ainsi que des confessions religieuses. L’objectif affiché est de sensibiliser la population afin d’obtenir une large adhésion populaire au projet de changement de la Constitution porté par l’UDPS et ses alliés.
Cette annonce intervient dans un contexte politique particulièrement sensible, alors que le débat sur une éventuelle révision ou un changement de la Constitution continue de susciter des réactions contrastées au sein de la classe politique congolaise et de l’opinion publique. Plusieurs acteurs politiques et organisations citoyennes restent divisés sur l’opportunité d’une telle réforme, à quelques années des prochaines échéances électorales.


